Une publicité pleine page, dans le quotidien « Le Courrier picard » du 04 octobre 2008, nous propose de devenir un partenaire, un client de « SFR business team ». J’avais toujours cru que cette entreprise était française !
Le n° 341 de la revue « Version femina » (octobre 2008), ne déroge pas à son principe. Trois des cinq sous-titres de la première de couverture sont ainsi libellés : « Je change d’humeur, je change de make-up », « Je suis fan des fards vintage », « J’écoute ma peau, je la booste illico ». Dans le même numéro, on parle aussi de « cocooning », et de « boucles glamour ». Il ne faut surtout pas que nous oubliions notre vocabulaire !
Il est amusant de constater combien les rédacteurs de revues manquent d’idées et d’originalité, pour sous-titrer ou même titrer leurs articles. Le numéro de « ça m’intéresse – santé & psychologie » d’octobre 2008 titre ainsi trois articles : « Le paradoxe du bad boy », « Bon plutôt que light », « Une idée de wwoof ! ». Quant au journal « Le Courrier Picard », il rapporte les propos du footballeur Éric Abidal : « Le groupe a un bon feeling avec le coach »
« Le Courrier Picard » du jeudi 02 octobre 2008 nous apprend qu’une voiture automobile non-polluante, conçue en France, apparemment, puisqu’elle a été essayée par Ségolène Royal dans la région Poitou-Charentes qu’elle dirige, a été baptisée la « Simply-City ». Quelle recherche !
Chers amis de la langue française, vous avez certainement entendu, au bulletin d'informations de France 2, au soir du dimanche 12 octobre 2008, qu'un nouveau train allait bientôt être mis en service, un TER, je crois. Et, d'après vous, de quel nom a-t-on baptisé ce train ? L'avez-vous entendu ? Il s'agit du « Mooviter », bien sûr ! Les dictionnaires français sont si pauvres que l'on n'y trouve même plus de quoi nommer les trains. J'ai aussi remarqué que l'une des voitures portait cette inscription : « Ludospace » - naturellement prononcé à l’anglaise. Pourquoi les prêtres-baptiseurs de trains se refuseraient-ils un tel plaisir ?
Ne croyez pas que j’aie une quelconque animosité à l’égard de la langue anglaise ; non ! J’ai de l’animosité
contre ces Français irrationnels qui utilisent des mots anglais compris par personne, quand le mot français existe et peut remplacer avantageusement l’anglais.
Bonne semaine, amis lecteurs. Étienne P.
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