Concours

Recommander

Présentation

  • : le blog aquapomu
  • le blog aquapomu
  • : Littérature
  • : Mon but est de donner à lire des poèmes personnels, ou d'autres auteurs parfois ; des nouvelles, des notes sur le vocabulaire, la poésie, etc. Il s'agit d'un blog littéraire, en réalité.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 05/03/2007

Commentaires Récents

Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 14:58
- Ecrire un commentaire

     Une publicité pleine page, dans le quotidien « Le Courrier picard » du 04 octobre 2008, nous propose de devenir un partenaire, un client de « SFR business team ». J’avais toujours cru que cette entreprise était française !

     Le n° 341 de la revue « Version femina » (octobre 2008), ne déroge pas à son principe. Trois des cinq sous-titres de la première de couverture sont ainsi libellés : « Je change d’humeur, je change de make-up », « Je suis fan des fards vintage », « J’écoute ma peau, je la booste illico ». Dans le même numéro, on parle aussi de « cocooning », et de « boucles glamour ». Il ne faut surtout pas que nous oubliions notre vocabulaire !

     Il est amusant de constater combien les rédacteurs de revues manquent d’idées et d’originalité, pour sous-titrer ou même titrer leurs articles. Le numéro de « ça m’intéresse – santé & psychologie » d’octobre 2008 titre ainsi trois articles : « Le paradoxe du bad boy », « Bon plutôt que light », « Une idée de wwoof ! ». Quant au journal « Le Courrier Picard », il rapporte les propos du footballeur Éric Abidal : « Le groupe a un bon feeling avec le coach »

     « Le Courrier Picard » du jeudi 02 octobre 2008 nous apprend qu’une voiture automobile non-polluante, conçue en France, apparemment, puisqu’elle a été essayée par Ségolène Royal dans la région Poitou-Charentes qu’elle dirige, a été baptisée la « Simply-City ». Quelle recherche !

     Chers amis de la langue française, vous avez certainement entendu, au bulletin d'informations de France 2, au soir du dimanche 12 octobre 2008, qu'un nouveau train allait bientôt être mis en service, un TER, je crois. Et, d'après vous, de quel nom a-t-on baptisé ce train ? L'avez-vous entendu ? Il s'agit du « Mooviter », bien sûr ! Les dictionnaires français sont si pauvres que l'on n'y trouve même plus de quoi nommer les trains. J'ai aussi remarqué que l'une des voitures portait cette inscription : « Ludospace » - naturellement prononcé à l’anglaise. Pourquoi les prêtres-baptiseurs de trains se refuseraient-ils un tel plaisir ?

   Ne croyez pas que j’aie une quelconque animosité à l’égard de la langue anglaise ; non ! J’ai de l’animosité contre ces Français irrationnels qui utilisent des mots anglais compris par personne, quand le mot français existe et peut remplacer avantageusement l’anglais.
Bonne semaine, amis lecteurs. Étienne P.

Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 16:58
- Ecrire un commentaire

* Dans différents articles, notamment de la revue « Réponses à tout » de septembre 2008, on trouve, en vrac : « parano story », « guitar hero : on tour », « zapping », « Facebook is watching you », « opération stop fast-food chez les pauvres ». Notons que ces expressions ou ces titres sont sur trois ou quatre pages seulement. Je n’ai donc pas terminé mon travail d’exploration !

* Le titre d’un petit catalogue joint à la revue « Point de vue » est le suivant : « Short-list » ; des sous-titres intérieurs précisent : « high tech », « best seller ». pour nous convaincre d’acheter les produits proposés, on nous certifie qu’il s’agit là d’un « design qui rafraîchit ».  

* Le n° 336 de la petite revue « Version femina » du 05 septembre 2008 nous gratifie d’une kyrielle de termes anglais. Elle est coutumière du fait et n’est jamais avare d’une anglomanie maladive. Comme elle n’a pas un intérêt majeur – ni même mineur, du reste – espérons qu’elle soit peu lue afin d’en limiter les effets néfastes sur les neurones de nos concitoyens. Notons les termes et expressions suivants : en couverture, « j’adopte la veste british » ; « spécial mode mon dress code de l’hiver ». En page 3 : « le best of de l’hiver », « sexy », « un petit look so British ». En page 13 « le tailleur pantalon fait son come back », « So British », « la touche fashion ». En page 16 : « Dandy gothique », puis, plus loin : « college girl », « miss tartan », « punkette chic », « So British » (encore une fois ! ). Voilà donc le vocabulaire auquel nous sommes soumis.

* Le Courrier Picard du 4 septembre 2008 nous parle du Frenic, une « Cellule du renseignement nationale française ». C’est clair et net, puisqu’on nous l’écrit noir sur blanc. Or, ajoute le quotidien, Frenic signifie : « French national intelligence Cell ». Où sommes-nous encore allés chercher cette dénomination ? C’est à désespérer de la France ! D’ailleurs, je désespère de nos élites et de nos élus.

* Aujourd’hui 12 sept. 08, je lis sur le portail MSN : « Plein feu sur les musts pour être lookée à la rentrée ». Sans autre commentaire !

* Le 13 septembre 2008, Le Courrier Picard parle dans ses pages de « Marseille by night » et du « coaching amoureux ». Un sous-titre pose la question : « Quel est le rôle du coach ? » Parfois, on se demande bien à quoi sert encore la langue française !

* La lettre 73 (septembre 2008) de BNP PARIBAS propose de « renforcer la sécurité des paiements sur Internet grâce au système Verified by VISA ou MasterCard SecureCode ». Vous n’avez donc plus rien à craindre, vous serez protégé contre la langue française !

* Moisson faite dans un numéro de « Version femina » de septembre 2008 : « Queen Foresti », « la Playlist hebdo », « Make-up », « Drainocoach » (qui est une publicité pour Vichy Célestins), « blouson quatre looks », « modeshopping », « in & out », « very hot », « newsjardin ». Ouf ! Sans doute en ai-je oublié, mais j’ai fait tout mon possible pour passer rapidement sur ces expressions qui me dévitalisent l’encéphale.

* Quand on est victime d’un « burn-out », il faut prendre un « coach », nous a affirmé une journaliste de France 3, dans son journal du 24 septembre 2008.

* Une publicité placardée sur les bus parisiens s’insurge : « Arrêtez de massacrer l’anglais ! ». Il faut avoir un sacré culot, pour afficher cette plaisanterie éhontée, car j’espère que c’en est une. On massacre bien le français, dans notre propre patrie, sans que les pouvoirs publics s’en émeuvent, bien au contraire, puisqu’ils encouragent l’usage de la langue anglaise en toutes circonstances. 
Étienne vous remercie de votre lecture.

Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 15:56
- Ecrire un commentaire

   Voyage – La douceur de ce début d’août incitait Julien à sortir. Pour une fois qu’il rêvait de s’exiler à l’extérieur de son satané bureau qui le retenait collé à ses papiers comme par une glu ! Il calcula bien son coup pour mettre tous les atouts de son côté. Il voulait jouir, ce jour-là, ce jour qu’il avait coché sur son agenda, d’une liberté maximale. Son choix se porta sur Beauvais, ville pas trop éloignée de chez lui et bien pourvue en commerces de toute nature et en rues piétonnes. Son souhait d’acheter un appareil photo numérique et une nouvelle radio le taraudait depuis quelques semaines.

   Le bulletin météorologique du samedi avait annoncé un éclatant soleil pour le mardi suivant, jour « sélectionné » depuis longtemps ; les voisins à bâbord et tribord étaient absents pour cause de congés et il n’avait pas à craindre de leur part un quelconque et infondé mécontentement de ne pas avoir été appelés pour satisfaire aux besoins du voyage ; la jeune femme qu’il avait élue pour le conduire à destination prenait ses vacances et était donc libre comme l’air – presque ! Rien ne s’opposait à ce que la journée qu’il savourait déjà fût une grande réussite. Sa petite enquête avait été menée en fin limier et les conditions étaient réunies pour que sa victoire personnelle sur l’adversité fût totale.

    Lundi matin, après les tâches quotidiennes, il attaqua donc tambour-battant, et le cœur léger. « Allô, Sabrina, c’est Julien ! – Oui, je vous ai reconnu. – Écoutez, je sais que vous êtes en congés ; j’ai quelques achats à faire à Beauvais et j’ai pensé à vous pour m’y conduire, car Papa ne peut plus sillonner la ville en voiture, c’est trop dangereux. – Ouais, bon ! c’est tout à fait possible, je vois ça et je vous rappelle. – Entendu, merci. Au revoir, Sabrina ! – À bientôt, Julien ! »

   Julien jubilait déjà : enfin, il allait s’éclater un peu. Zut, alors ! pourquoi n’en profiterait-il pas un peu, lui aussi. Sa frénésie était à son comble. Toute la journée, il attendit l’appel de Sabrina. Mais rien ne vint, et demain, c’était mardi, jour choisi. Il n’y avait donc plus de temps à perdre, mais que faire ? La rappeler pourrait être interprété comme une sorte de petit harcèlement ; il y renonça. Il murmura qu’après tout, appeler mardi matin suffirait à concrétiser le projet pour l’après-midi. Il n’y avait pas grand chose à préparer, somme toute.

   L’heure du coucher arriva, l’auxiliaire de vie aussi. Elle était mère de Sabrina, et Julien espérait une réponse par ce biais. Oh ! elle ne tarda pas à venir, la réponse : « Ma fille m’a dit qu’elle ne pourrait pas vous conduire à Beauvais demain, car elle et son père repeignent les murs extérieurs de la maison. – Bon, ça ne fait rien, merci quand même. » C’est la réponse laconique que fit Julien à son auxiliaire, en apprenant cette mauvaise nouvelle. Dans son cœur, Beauvais devint soudainement une ville détruite. Au fil de la brève histoire, le fil de l’espérance s’était rompu.     

Étienne P.
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 14:55
- Ecrire un commentaire

   L’émission d’ARTE programmée le lundi 07 juillet 2008 s’intitule « Top of the Pops », un titre bien de chez nous, désormais, et en sous-titre « Summer of the 70’s ». On ne pouvait pas rêver mieux ! Quand au Courrier Picard du même jour, il nous indique que la 10e édition du festival musical « Solidays » a eu lieu à Longchamp, à la fin de la semaine précédente.

     Qu’y a-t-il de plus bête qu’une dinde ? Un banquier, pardi ! Jamais avares de décisions idiotes, les banques françaises s’en donnent à cœur joie pour renier leur propre langue, à laquelle elles livrent une guerre sans merci. Je les soupçonne même de faire un concours entre elles, à celle qui sera plus sotte que les autres. On se demande si les directeurs des banques ont encore un cerveau. Ainsi, après l’affaire dite « Kerviel », la Société Générale a créé une unité spéciale de contrôle, le « product control group ». Quel génie !   

     « Le processus d’automatisation des péages autoroutiers pourrait déboucher dans l’avenir sur le Free Flow », nous informe Le Courrier Picard du samedi 16 août 2008. Ce doit être un « truc » très important, car le journaliste emploie des majuscules en initiales. Quand on apprend que ce « système de péage en flux libre » permettra aux sociétés autoroutières de supprimer 7000 salariés, on s’amuse beaucoup moins.

     L’A.D.M.D. (Association pour le droit de mourir dans la dignité), nous envoie le journal trimestriel n° 108, de septembre. Déjà ! Qu’y voit-on sur la couverture, en gros caractères ? « World Congress Paris 2008 » Et en plus petits caractères : « For a global recognition of our final freedom ». Encore un congrès qui se déroulera entièrement en anglais ! Naturellement, puisque nous sommes en France, et que notre soumission aux conquérants étasuniens est totale. Quand le président de cette association, Jean-Luc Romero écrit, dans les premières lignes de sa déclaration : « Il faut être fier de défendre la liberté pour les autres… », il sait bien qu’il défend l’anglais contre le français, et que notre liberté à nous n’a aucune importance. Quant aux pages 10 et 11 de la revue, elles sont rédigées entièrement en anglais, et c’est scandaleux, car même les lecteurs français n’ont pas le droit élémentaire de comprendre de quoi il en retourne, dans leur propre pays. Après de tels exemples, hélas ! très nombreux en France, ne nous étonnons pas que notre pays aille si mal, aussi bien dans son économie que dans sa politique. Son avenir de prétendue grande puissance est bien sombre, et la langue française a beaucoup de soucis à se faire, quand les loups sont dans la bergerie.
   Bonne semaine, rares amis lecteurs. Étienne.

Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 15:00
- Ecrire un commentaire

   Un journal télévisé du mois de juillet 2008 nous parle brutalement de la folie du « binge drinking », venu d’outre-Manche, on s’en serait douté. L’information a été reprise le lendemain par les journaux. D’après la ministre, Mme Bachelot qui nous assène cette expression, cela veut dire « biture expresse ». Même si l’expression française semble un peu triviale, au moins la comprenons-nous immédiatement. Alors, employons-la – ou : cuite, ivresse expresse –  plutôt que l’anglaise, incompréhensible des téléspectateurs, dont je suis.

     Beauvais repasse les plats ; il emploie la même expression que les années passées pour ses amusements estivaux en centre-ville : « Beach Beauvais ». Bravo aux édiles de la ville de persévérer avec autant de constance dans ce choix déplorable ! 

     Un petit dépliant pour la jeunesse – apparemment, car les illustrations sont d’une grande laideur – diffusé par la banque BNP Paribas en juillet, propose dans sa section « Téléphone », un « happy comptes » en gros caractères. En lettres vraiment minuscules, et verticalement, de façon à ce que ce soit à peu près invisible au lecteur, la traduction « heureux » apparaît. Comme l’intention est délicate !

     Un message du serveur « Orange » en date du 02 juillet 2008 m’arrive ainsi libellé : « Avec la clé 3G+ associée à l’option Internet Every where , vous achetez en ligne des pass pour vous connecter à Internet en mobilité ». J’espère que ce n’est pas un académicien qui a rédigé ce charabia, mais cela m’étonnerait beaucoup.

     Un « casque de contrôle mental de jeux vidéo » vient d’être créé par la « start up américaine Emotiv », nous informe Le Courrier Picard du 07 juillet 2008. Le fragment en italique contient deux erreurs. La première concerne « start up », dont la traduction exacte et recommandée, en français, est « jeune pousse ». Le seconde erreur est relative à l’adjectif «  américaine » qui peut être attribuée à une entreprise colombienne, argentine ou mexicaine, indifféremment, puisque les pays concernés sont tous les trois américains, eux aussi. Or, on nous apprend que la jeune pousse est établie aux États-Unis. Il faudrait donc employer « étasunien », au sujet de ce pays. Ce serait plus logique.
Lisez bien, lisez mieux, amis du monde. Étienne.

Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 14:10
- Ecrire un commentaire

   Voilà que nous arrive d’on ne sait où le « personal stylist » qui habille les « stars » quand elles lui confient leur « look ». Nous lisons cette nouvelle dans le magazine « Version femina » n° 328 du début du mois de juillet 2008, lequel numéro en remet une couche quelques pages plus loin avec ce titre : « Impressions tie & dye ». En couverture, un sous-titre apparaît également, en capitales d’imprimerie, quelquefois que nous ne l’apercevions pas assez : « MAKE-UP AÉRIEN ».  

     Il y aurait eu « une importante faille de sécurité » sur la toile, il y a six mois. La belle affaire ! On veut nous faire croire que la toile n’est pas forcément sûre ; ne le savions-nous pas déjà ? Ouf ! nous l’avons donc échappé belle. « Le Courrier Picard » du 11 juillet nous dit que « des pirates informatiques auraient pu exploiter cette faille à des fins d’attaque, comme le phishing ou le pharming ». Voilà encore deux mots anglais de placés !

     Le « TV magazine » de la deuxième semaine de juillet 2008 nous incite à profiter de « Smoothies, des cocktails minceur ». Du coup, j’en cherche !

     Quand j’ai lu le titre d’un articulet « Romans bilingues pour la jeunesse » dans « Valeurs Actuelles » du 26 juin 2008, je me suis mis tout d’un coup à espérer, et me suis dit que cette initiative était du meilleur effet. J’ai vite déchanté. Il est écrit : « Les éditions Talents hauts ont créé une collection, De l’une à l’autre langue-Dual Books, qui propose des romans écrits par des auteurs bilingues, où alternent chapitres en français et en anglais ». Si cette collection avait publié des ouvrages dans d’autres langues, ç’eût été vraiment extraordinaire. Mais non ! Une seule langue a été retenue, toujours la même : l’anglaise.
   Bonne fin de semaine, amis lecteurs. Étienne

Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 15:45
- Ecrire un commentaire

     « Art fashion le come-back », voilà comment « Version femina » n° 324 du 12 juin 2008  présente une double page de mode féminine. Nous répétons toujours les mêmes antiennes et nous nous demandons sans cesse si l’emploi de ces anglicismes est bien utile.

     Pendant que le « City raid », course d’orientation urbaine, se déroulera à Paris, je chercherai un « open bar » pour m’y abreuver au cours de la « happy hour ». (expressions relevées ici et là en juin 2008)

     Le premier « Mix’up », festival de musique, aura lieu à Beauvais en juin 2008, nous dit Le Courrier Picard.

     « Le Courrier Picard » du samedi 28 juin 2008 nous fait part de l’ouverture en Savoie d’une exposition internationale sur l’énergie solaire. Vous devinez aisément son nom : « Solar event » ! N’oublions pas  que la Savoie est proche de la Suisse et de l’Italie.

     La flamme d’une enveloppe « France Télécom » postée à Strasbourg le 25 juin 2008 porte la mention : « Data Mailing », les plus gros caractères des inscriptions figurant sur ce petit rectangle de publicité.

     On lit, page 36 de la revue « Valeurs Actuelles » du 26 juin 2008, parlant de Karl Lagerfeld, qu’il est « l’homme Chanel et son accent upper class ». Il est sans doute très intéressant de la savoir, mais encore faut-il connaître la signification de l’anglicisme. Je n’en ai aucune idée.

     On annonce que des romans bilingues vont être publiés par les éditions « Talents », « pour acquérir du vocabulaire dans une langue étrangère. Très bonne initiative, me dis-je. Zut ! Au cœur de l’articulet, je m’aperçois que le titre de la collection est le suivant : « Dual Books », et que le bilinguisme sera français et anglais seulement. Encore une occasion de ratée !
Étienne.

Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 14:06
- Ecrire un commentaire

     Un commando Kieffer, du nom de l’officier qui commandait l’unique section française de 177 soldats lors du débarquement du 6 juin 1944, vient d’être « baptisé » par le Président Sarkozy le 08 mai 2008. Ses capacités sont « résumées par l’acronyme anglais C3I (pour Command Control Communications and Intelligence) », souligne Le Courrier Picard. Il faut l’avouer, cette dénomination ressemble à du français… mais il s’agit tout de même d’anglais ! Décidément, il nous est impossible, désormais, de nous démarquer des anglo-américains ! Et dire que le Président affiche volontiers « la volonté de la France de retrouver sa grandeur » (discours de Ouistreham, le 8 mai). Or, en étant toujours à la remorque d’un ou de plusieurs autres États, comment pourrait-on retrouver une grandeur perdue ?

     On appelle les canulars qui circulent sur le « web » les « hoax ». Ce sont des rumeurs, d’après le quotidien « Le Courrier Picard » du 09 mai 2008. Alors, pourquoi ne les nomme-t-on pas ainsi, chez nous ? Ce serait plus simple.

     Dans le hors-série n° 1 de la revue « Ça m’intéresse », de mai 2008, pages 56 et 57, un article s’intitule « Fashion régime » et contient les rubriques suivantes : « watercress diet », « zone diet », « master cleanse », « purple diet », et ceci, sans aucune traduction, naturellement. La langue française est encore à la diète. Deux pages plus loin, p 59, un sous-titre en caractères gras annonce : « Le catering aérien sous-traite… ». J’avoue que, désormais, je ne cherche plus de  traductions à ces termes, car j’y passerais autant de temps qu’à lire les articles – que je ne lis même plus, la plupart du temps. Alors, non, merci ! Page 60, un sous-titre en gros caractères majuscules, un mot rouge l’autre noir, indique : « PARADOXAL LIGHT » ; en gros caractères noirs, également en majuscules, « DESPERATE MUMS » ; page 67, je relève : « LE BIOFEEDBACK », bien entendu, toujours sans traduction. N’en jetez plus, je vous en supplie !, murmure une petite voix intérieure.

     Dans les pages du journal « Le Courrier Picard » du mardi 13 mai 2008, je lis l’article relatif aux prix attribués lors du Concours Lépine. Il y a, entre autres prix, celui de Premier ministre, attribué au « concept car Zest électrique » ; le prix du président du jury attribué au « Néo Sun », ces deux inventions étant françaises, bien sûr.

     Entre le « phishing », les « smartphones », le « blackberry », le format « blu-ray », le cheval français « Offshore dream », nous ne savons plus où donner de la tête !

     À Cannes, le « short film corner » existe ; ils l’ont rencontré !

     À Saint-Just-en-Chaussée (60), le « wheeling-club » fait parler de lui, et il existe un avenir certain, dit-on, pour le « sprinter-club ». À Liancourt, le « djazz’n’go » donne souvent des concerts. Le club de football de Beauvais a une « dream team ».

     Le « TV magazine » parle, quant à lui, des « sexy miss » et des coulisses de la « beauty academy » 2008. On ne refait pas le monde ! Personne ou presque ne s’insurge contre ses appellations très contrôlées par les tenants du tout anglais, qui sont plus nombreux que les défenseurs de notre langue. Ce n’est pas du « play-back » mais bien du « live » !

     Le 21 mai 2008, j’avais quelques courses à effectuer dans une zone commerciale du nord d’Amiens. Quand je fus garé, mes yeux inspectèrent les lieux, et se rendirent compte qu’en bougeant à peine, ils s’étaient trompé de pays, se retrouvant en Angleterre. En effet, ils lurent les enseignes suivantes : « Top Office », « Pizzadrive », « Happy birthday », « Quick drive ». Bien sûr, d’autres enseignes figuraient dans la place, mais elles n’étaient guère plus rassurantes, car presque aucune n’avait une consonance française. 

     Le « TV magazine » du 25 mai 2008, dans une page réservée aux sports, écrit en sous titre rouge « WARM UP » et, dans la colonne voisine pose ces questions : « Qui est up ? Qui est down ? », à propos du tournoi de Roland-Garros.

  Étienne vous dit bonne semaine, amis.

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 17:03
- Ecrire un commentaire

   Nous sommes à la fin du mois d’avril 2008 et la Foire d’art contemporain a lieu à Lille. Les organisateurs n’ont rien trouvé de mieux que de donner à cet événement le beau nom de « Lille art fair ». On se demande bien quel message ont-ils voulu faire passer ! Lille à r’faire ? Pour une trouvaille inintelligente, c’est une trouvaille vraiment inintelligente !

     Une publicité publiée dans le numéro 327 (mai 2008) de la revue « ça m’intéresse », me semble très intéressante pour la langue française. En effet, elle concerne « Nissan », une société japonaise partenaire de Renault depuis plusieurs années déjà. Par conséquent, l’emploi du français en priorité serait justifié, et, éventuellement, le japonais ensuite. Or, il n’en est rien. La publicité n’utilise aucun autre terme japonais que le nom de la marque, et les caractères les plus volumineux de la page sont les suivants : « NISSAN QASHQAI : URBAN PROOF LE CROSSOVER COMPACT À L’ÉPREUVE DE LA VILLE – SHIFT the way you move ». Suivent en très petits caractères environ sept lignes à peine lisibles, libellées, elles, en français.

     Les pages du n° 318 de « Version femina » sont riches d’un enseignement… anglais ! Voici la « Nouvelle Opel Agila Flex in the city ». Suit « 1 week-end VIP pour 4 personnes au Puy du Fou », sans doute effectué avec l’auto qui précède ! On nous ajoute que le « Bodytonic » est indispensable pour « affiner la silhouette » ; que le « Natur house » assure un ventre plat avec « vivat digest » ; que les lecteurs plébiscitent les livres « Pop-up » ; enfin que « les trois plus prestigieuses marques françaises de literie » ont estampillée leur sélection « Black Label ». Plus loin, pour ce qui concerne la mode, « Nous on se la joue Sex and the City ». Excusez du peu !
Avec mes pensées les meilleures ! Étienne.

Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 14:36
- Ecrire un commentaire
  

   Dans un article publié le 04 avril 2008 par « Le Courrier Picard » à propos des sectes, on utilise des expressions dans lesquelles, naturellement, des termes anglais apparaissent, quelquefois que nous ne comprenions pas. J’ai ainsi relevé : « certaines techniques de coaching » et « les techniques de lobbying » Le même numéro parlait du « téléshopping », sur une autre page. Pourtant, ces trois termes ont des équivalents français : entraînement pour le premier ; influençage, pression ou influence pour le deuxième ; et téléachat pour le dernier.

   Un articulet du dimanche 20 avril 2008, publié par « Le Courrier Picard » nous signale qu’une épreuve de la « Fun cup » avait lieu à Dijon. À quand le verbe « funcuper » ?

   Savez-vous que la société Michelin a sans doute été rachetée ? Et bien, oui, hier soir une publicité télévisée gravait dans le coin inférieur droit de l’écran les mots suivants : « Michelin », et dessous : « Onway ». J’en ai donc déduit que le rachat de cette société avait été fait sans que nous le sussions, vu qu’elle commençait à exprimer sa pensée en anglais. Ah non, ce n’est pas cela ? Pardonnez-moi, alors !

   Encore une fois, je regrette beaucoup que journaux et revues ne traduisent plus les titres des films étasuniens qu’ils présentent au fil de leurs pages dites culturelles. Je ne comprends pas ces titres, naturellement, et j’imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas. Le 23 avril 2008, par exemple, Le Courrier Picard citait divers films, et aucun titre n’était traduit. En voici un : « Funny games U.S. » Même des expositions sont désormais titrées en anglais, dans notre pays, comme celle-ci, à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne : « War in the gulf »

   « Version Femina », n° 317 du 25 avril, nous coupe le souffle. Elle commence avec « La playlist hebdo », rubrique dans laquelle ne figurent que trois titres en anglais, rien d’autre. Les autres langues de la planète sont oubliées. Suivent « modeshopping », « best of femina », et enfin « 5 jeux pour se faire du bien : dancing stage universe, mon coach particulier, let’s yoga, brain tonic, face training » Pour se donner du courage, on peut toujours se dire que ça pourrait être pire !
     Bonne semaine, amis lecteurs... peut-être en vacances. Étienne.

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés