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  • : le blog aquapomu
  • : Mon but est de donner à lire des poèmes personnels, ou d'autres auteurs parfois ; des nouvelles, des notes sur le vocabulaire, la poésie, etc. Il s'agit d'un blog littéraire, en réalité.
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 14:39

  

   Observations – Quelques jours d’ensoleillement satisfaisant comblent en partie le retard accumulé au cours d’un été frais, humide et sans saveur, par ailleurs tragique pour notre famille, et, dans le domaine public, rempli d’affaires politiques et financières qui touchent directement les plus hautes autorités de l’État. En plaine, on entend les fusils claquer derrière notre potager ; ce n’est pas la guerre, mais l’ouverture de la chasse, tellement attendue par des milliers de passionnés. Les feuilles du prunier jaunissent rapidement ; on coupe les fleurs fanées dans les parterres. Dans le courant de la semaine, l’ami André P. m’a écrit que : « Les poètes n’inventent rien mais laissent parler la vie à travers ses images, ses surprises et sa réalité. Tout est dicté par notre cœur, notre destin personnel, le vécu des choses qui nous arrivent et nous atteint, la vision du monde et de l’environnement qui nous entoure. Le théâtre de la vie. » Lui répondant, je lui explique que je nuancerais son propos. Il est vrai que nous prenons nos images dans la réalité des paysages, de notre quotidien et des événements qui le rythment. Mais le poète – comme le romancier, d’ailleurs – possède cette grande faculté d’imaginer une autre géographie, par le biais de sa propre philosophie. Choisissant les éléments de son écriture au sein même des paysages qui l’entourent et des situations qu’il vit, il peut les transposer dans un univers totalement imaginé, selon le chemin qu’il lui sied d’emprunter. Le travail du poète n’est pas de tout repos ; il ne se réduit pas à une simple copie poétisée de la nature et des événements traversés. Le réel ordinaire ne représente que la base simplifiée de la mission que le poète se charge d’accomplir. Partant de ce camp de base, il peut ensuite monter à l’assaut de toutes les montagnes de l’impossible que son esprit a en vue.

Texte écrit le 25 septembre. Bonne lecture. Étienne.

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commentaires

mailletjeanne 22/10/2011 18:25



poésie de toutes saisons, bien entendu, et malgré et en dépit des bruits de fond qui nous assourdissent (coupons, coupons, la meilleure méthode) portons résolument nos regards vers les choses
qui en valent la peine et ne nous emprisonnent pas de leurs images: bon, de simples choses: le sourire d'un passant (j"ai surpris un d'eux applaudissant parce qu'une envolée de mouettes répondait
à la main tendue avec un peu de pain) cet autre sourire d'un autre (lui achetant un journal de rue)cette aventure "vécue" (à la télé-merci! sur Albi et les trésors de sa cathédrale, cet autre
instant "musical" sur une chaine TV (Mezzo) et la concentration des musiciens, l'ovatin finale, le suspens "éclairé" de l'apres concert (Dieu, que la musique console!) et puis ces mille riens que
l'on se doit de mettre en relief.ce "blog " et les pensées d'Etienne et de ses amis, le courage d'Etienne, celui de ses Parents, de son entourage.Convaincus, lecteurs inconnus?? Je ne suis pas si
sûre mais tant pis! C'est dit et je me tais.Jeanne



23/10/2011 10:39



Merci de ce commentaire complet, intéressant. Les petites choses de la vie sont de grands remèdes pour l'esprit. C'est à ses petits événements que je confie mes doutes, mes peines, afin qu'ils me
réconfortent, dans la mesure du possible. Étienne



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